Tchad se retire de la Cour pénale internationale

« Cette décision est l’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l’efficacité demeure limitée et à géométrie variable », a indiqué le gouvernement tchadien, qui dénonce une activité concentrée sur le continent africain.

Sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis son entrée en vigueur, neuf « concernent des États africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions du monde, mais sans avancées concrètes », a fustigé le porte-parole.

« À la même date, la Cour ne compte plus que sept personnes détenues, dont six sont poursuivies dans des situations africaines », a-t-il insisté.

Une demande américaine

Selon un communiqué publié jeudi sur la page du ministre des Affaires étrangères tchadien, cette décision a été prise à la demande des États-Unis.