Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) en juillet dernier. Dans un communiqué officiel, N’Djamena justifie cette décision par un bilan jugé insatisfaisant de la juridiction internationale.
Les autorités tchadiennes accusent la CPI d’une sélectivité indénable ciblant principalement le continent africain. Selon les statistiques publiées par la CPI, sur 125 États parties au Statut de Rome, 33 sont africains.
Le communiqué souligne que 9 des situations faisant l’objet d’enquêtes concernent des États africains, contre 4 ouvertes dans d’autres régions sans grande avancée concrète. Les autorités tchadiennes dénoncent également une forme d’instrumentalisation politique de la CPI.
Le gouvernement tchadien appelle l’Union africaine et ses États membres à renforcer les mécanismes judiciaires africains pour favoriser l’émergence d’une justice continentale plus équitable, plus crédible et plus efficace.
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